CONNEXION

06 avril 2012

L'Ecotrail 50 tout vert d'Isabelle et Nathalie

Isabelle : Tout commence par une flemmagite aigüe ! Cet automne, je n’ai plus envie de courir après le temps et de courir tout court ! C’est un article sur l’Ecotrail qui me réconciliera avec l’entraînement. Pas de bitume, pas de chrono, voilà un défi qui me plaît ! Après quelques hésitations entre le 30 (pas assez de km) et le 50 (trop de km), ça sera le 50. Comme Nathalie.

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Samedi 24 mars, 10h45, Parc du Château de Versailles, record de chaleur depuis 1938. J’aurai dû m’en douter. Dès que je m’engage sur une course type marathon, l’anticyclone des Açores raboule dare-dare (marathons de Paris 2007 et 2011 … et jamais 2 sans 3, l’Ecotrail). Le fait d’avoir oublié une partie de mes barres et gels m’inquiète moins que ma réserve d’eau … Sera-t-elle suffisante pour tenir jusqu’au 1er ravito, 28 km plus loin, à Chaville ? Pas le temps de tergiverser, le départ est donné 5 minutes après notre arrivée.

Les 15 premiers km défilent rapidement. Mais brutalement, je ressens un coup de mou. Il fait très chaud. J’ai soif, puis faim, puis soif … Le sucré ne passe déjà plus. Je passe au salé, je bois un peu d’ice tea pour changer de l’eau, je branche mon ipod… et immédiatement, ça va mieux. Tout ne devient que Plaisir ! Plaisir de courir. Plaisir de marcher dans les côtes, d’échanger avec d’autres écotrailers. Plaisir de retrouver Mario, Anne-Françoise , Marie-Aude et Nathalie au ravito de Chaville. La pause ressemble à un gros apéro. Coca, tucs et saucisson sec. J’adore ! Il paraît que j’ai dit « si la course s’arrêtait ici, cela ne me dérangerait pas » mais je ne m’en souviens pas …

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Je repars, je cours tout doucement. J’arrive au 2ème et dernier ravito (St Cloud, 40ème km), toujours aussi heureuse. De nouveau, grosse pause avec Anne-Françoise et Nathalie avant de repartir vers l’arrivée, la Tour Eiffel. Le tracé des 10 derniers km (île St-Germain puis les quais) est beaucoup moins agréable … mais l’envie d’arriver l’emporte sur le paysage !!!

L’arrivée au pied de la Tour Eiffel est magique … mais nous laisse avec Nathalie sur notre faim. Nous aussi, nous voulons apparaître sur l’écran géant et monter, en héros, les 350 marches jusqu’au 1er étage … Mais pour ça, il faut s’inscrire sur le 80 km … Affaire à suivre !!!  Isabelle

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Nathalie : Ce matin du 24 mars le soleil est au rendez-pour l'Ecotrail : départ royal dans le parc du château de Versailles pour cette grande première. Anne-Françoise est également au rendez-vous, Marie-Aude mal orientée nous donnera ses 1ers encouragements quelques kilomètres plus loin.

Nous voilà donc parties Isabelle et moi pour 50km dans la nature entre Versailles et Paris ; certains diront qu'il y a plus court, Paris–Versailles et ses 16km comme témoin !

Mais nous avons choisi les chemins de traverse et l'option 50km/1000 m de dénivelé positif…

28 km nous séparent du premier ravitaillement où nous attendent Anne-Françoise et Marie-Aude sans oublier Mario bénévole sur le parcours. Les côtes et descentes en forêt égrènent ces 28km longs mais néanmoins très agréables, merci la météo !

Les côtes cassent le rythme et nous permettent de récupérer pour mieux repartir. Une dernière côte assez raide au 26ème , la pause tant attendue n'est plus très loin…

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Au sortir d'un bois,1
er visage connu: Mario puis nos deux" Etoiles supportrices" et leurs encouragements. Enfin !

Pause salvatrice : coca, saucisson, Tuc sans oublier les photos pour FB. Les batteries sont rechargées avant de repartir vers le 2ème ravito au 40ème. Isabelle a encore les jambes en l'air lorsque je repars affronter les dernières côtes puis un parcours plus roulant pour rejoindre notre terrain de jeu favori de ces dernières semaines : le Parc de St Cloud.

2ème et dernier ravito, Anne-Françoise est toujours là, les Tuc aussi. Nouvelle pause réparatrice et je repars, Isabelle a toujours les jambes en l'air… Dernière ligne droite vers la Tour Eiffel, le 1er coureur du 80 km nous double. Parcours beaucoup moins agréable le long de la Seine mais finalement ces derniers 10km passent très bien.

Et au final une très belle course où le chrono est très vite oublié pour laisser place au plaisir de courir en pleine nature avec pour seul objectif de finir sans trop se faire mal. Très belle expérience qui me laisserait presque être tentée par le 80km l'année prochaine. A suivre…. Nathalie

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Merci à Anne-Françoise, notre envoyée spéciale :-) pour le suivi heure par heure de l'évènement,à Marie Aude et Mario pour leur soutien durant cette épreuve  et un immense bravo à nos 2 filles pour cette aventure extraordinaire de 50 km en 7h18 pour Nathalie et 7h34 pour Isabelle !!


Dans la matinée de cet Ecotrail se courait également la Twin Santé, course en duo non chronométrée de18km entre le Parc de Saint-Cloud et la Tour Eiffel. Il y avait Cyril et Benoit qui participaient à cette épreuve sympathique.

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L'an prochain, les gars on essaie de faire aussi bien que les filles? le 50 Km,vous etes partants ? En tout cas moi ça me tente bien, a suivre... Dominic


10 avril 2012

01/04/2012 En avril les Etoiles défilent !!

Entre les championnats de 10 km a Roanne, les 10 km de Meudon,Enghien, Clichy, la Solirun et le Marathon de Cheverny il y avait des Etoiles partout en ce 1er avril !!

 

 Les Championnats de France de 10km à Roanne

Nous avions 4 Etoiles aux France de 10km à Roanne qui représentaient leurs clubs FFA  puisque ouverts seulement aux licenciés, mais malgré tout  ils restent pour nous des Etoiles qualifiées en Finale !!!

Beau parcours mais un peu moins facile qu'attendu.

En CNSE (Championnat national de sport en Entreprise) Belle victoire de Mohamed Alahyan qui representait le LCL et qui gagne avec un temps de 33'52 (plus d'1minute d'avance sur le 2e)

Bravo Momo, Champion et sans forcer !!

Et 2 autres étoiles dans le TOP100 en séniors et vétérans !!

Olivier : 83e Senior  en 32'12  et Jean Christophe : 96e V1 en 34'32 

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Marie Amélie a eu moins de chance, pas dans un bon jour à cause de douleur, elle a du abandonné la course mais nul doute qu'elle reviendra encore plus forte dans un prochain championnat 


La Ronde d Enghien

Belle course bien sympa autour du lac d'Enghien à conseiller car parcours roulant dans un beau cadre dommage qu'il y ait eu un peu de vent.

6 Etoiles ont couru à Enghien :  

 Paul Gaspar: 15e en 35'30 Laurent Dray: 17e en 35’52  Pascal Vanesche 28e en 36'38  Gael Robin 30e en 36'53  Patrick Salort : 55e en 38.41 et Stéphane Friant 100e en 47’39

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 5km et 10km de Clichy

Il y avait 2 Etoiles engagées a Clichy, j’y suis passé en voisin puisque le départ est tout près de chez moi et j’ai même couru sur le parcours du 10km sans dossard en 44', pour me dégourdir les jambes.

Juste avant, il y avait le 5KM avec Coralie qui termine 4e en 22'32 et Sébastien 5e en 19'30 et 2e senior (donc podium ! )

Bravo à vous 2, on a attendu longtemps pour la remises des récompenses pour Sébastien :-) mais cela nous a permi d'être en photo avec Coralie !

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10km de Meudon

C'est à Meudon qu'il y avait le plus d'Etoiles ce week-end !  11 au total et 2 podiums Yves 2e en V2 H, et Sabrina 2e V1 F !

Muriel qui connait bien cette ville où elle a vécu a participé également à cette course pour notre plus grand plaisir de la retrouver ! Le parcours est en partie en foret  et se termine  par la côte de l'observatoire, un lieu important de l'astronomie ! l'idéal, donc, pour y voir les Etoiles !!

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La Soli'run

img352.jpgHabitat et Humanisme agit depuis 25 ans, en faveur du logement et de l'insertion des personnes en difficulté....

Le parcours se situe au bois de Boulogne entre l'hippodrome d'Auteuil et les lacs, en fait notre terrain d'entrainement pour beaucoup d'entre-nous.   

2 Etoiles participaient à cette course pour la bonne cause :

Delphine Reaud qui a couru en 46'29et Jean Marc Gilleron en 41'12


Marathon de Cheverny

Pendant que toutes ces Etoiles couraient des 10KM, une Etoile affrontait la distance reine des 42,195 km au Marathon de Cheverny.

Un grand bravo donc à toi , Marie-Aude, pour ton courage et ton mental sur ce marathon, le 2e semi s’est transformé en enfer mais tu n’as rien laché pour terminer cette épreuve, Félicitations ! Maintenant retrouves vite la forme et surtout fais toi plaisir avec les Etoiles sur plein d'autres courses en 2012 .

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Marie Aude: J'ai été très contente de participer au marathon de Cheverny, même si le 2e semi a été difficile...

 

Je conseille vraiment ce marathon à 2h de Paris: cadre sublime avec le départ devant le château et les passages en forêt; excellente organisation, bonne humeur et convivialité!

 

Ce fut malgré la souffrance une très bonne expérience! Merci encore pour tous vos messages, avant et après la course! Marie Aude




11 avril 2012

Le Complexe de la vétérane


Une Sabrina, c’est d’occasion, ça coince et ça couine, ça ne vient pas souvent sur la piste des étoiles pour préserver ses genoux. Du coup pour tout le monde puisse suivre ça nécessite un Flashback :

Après une rentrée à velléités de course, je sens un comeback de syndrome rotulien fin décembre et mes genoux limites.

Mes vacances tombent à point pour embrayer sur une coupure de 15 jours,  je me farcis deux dizaines de séances de kiné en isocinétique, je calme la course à pied et j’étanche ma soif de compétition avec mon joker pratiqué en 2011 : la marche athlétique, me dandinant frénétiquement dans mon maillot orangé aux foulées du 8ème !

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Sans juge la marche c’est rigolo, je peux dépasser quelques coureurs, je rigole nettement moins 1 mois plus tard avec un championnat en 3 tours de 3000 m marche  indoor. Bonne expérience mais j'y vois vite mes limites  : 1 a 2 séances par semaine me restreignent techniquement, et à vouloir aller plus vite que la musique, je stresse face aux implacables cartons rouges des juges, me fait sortir aux championnats d’île de France, me déplace le bassin et me fragilise un adducteur….Tandis que les genoux eux vont mieux….C'est le moment de revenir à la course !

Acte 1 :  11 mars /  La Putéolienne / 4 km

Claire, étoile très discrète sur la piste Paul Faber, mais néanmoins dévouée et assidue en dans son entrainement, m'a proposé cette course et moi j'ai dit OK rien que parce que le nom m'amuse. Je me sens très putéolienne, et c'est toujours plus motivant que de cavaler comme une possédée dans des séances solitaires.

Nous rappliquons sur l'île de Puteaux, le paradis des sportifs de l'ouest parisien. Un p’tit footing et La course est annoncée dans 10 mn. Chlore et moi  faisons encore quelque centaines de mètres pour découvrir avec horreur que toutes les filles sont prêtes à partir et le starter imminent...Nous sprintons comme des dindes effarouchées pour se faire une place au premier rang. Paf c'est parti, au moins on est chaudes !

Je valais 15 km/h sur 5 en novembre,  je me sens manquer de vitesse donc ce sera toujours 15 km/h pour 1 km de moins. Je pars presque raisonnablement derrière 10 filles en maillot de club...Hého c'est pas un sprint ! Même en suivant de loin  j'ai 10 secondes d'avance en 400 m.

                               Les putéoliennes

Claire est pas loin derrière moi. Je grignote une à une les trop ambitieuses...me voilà seconde et fort guillerette dès le 2ème km tandis que nous tournicotons sur l'île. La première femme, la seule partie dans son allure, est intouchable (une ancienne haut niveau qui doit plus s'entrainer trop mais...). Hop un demi tour et je croise la tête réjouie de Claire de me voir seconde femme. Jusqu'au 3ème je gère super bien même si c'est dur. Et puis à 500 m de l'arrivée, parcours mal repéré et gros coup de fatigue en voyant le tour de stade oublié à faire. Je vois mes secondes d'avance s'évanouir, je me dégonfle et je sens une fille derrière moi. Elle est plus jeune. Et moi en ce moment je  doute, je me trouve moins explosive sur les fractionnées, je  les subis davantage. Je crains son finish. Je me dégonfle à l’entrée un peu montante du stade, je marche 5 secondes à 300 m de l'arrivée. Je lui offre la 2ème place sur un plateau, pour finir en 16mn04.

Ma réaction me surprend, mais je me contente de mon joli bouquet de fleurs de 3ème et d'une superbe récup à la piscine de Puteaux (Olympique, extérieure, à l'ozone, archi chère.....), et le chrono n'est pas mauvais non plus.

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J'avais pas mon maillot, oui je sais c'est mal                            Claire a son maillot, c'est bien...    

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                                           Mais je l’ai remis sur le podium !

 Acte 2 : 24 mars /10 km de Nogent sur Marne

Vous savez tous et toutes ce que ça fait de se préparer 8 semaines pour faire son RP et arriver sur la ligne de départ le jour J avec une énorme crève avec mal de tête, le nez en remake Niagara, les yeux façon lapin russe, et la respiration vilaine ?

C'est ch…. mais c'est comme ça. Je ne suis pas venue pour rien car Je croise l’étoile Romain fort bien placée dans le peloton de tête sur le semi-marathon. Place au 10 km ! Je papote et ronchonne sur mes petits maux avec des potes, ferai, ferai pas...je pars quand même dans l'objectif 4mn10, un peu vite d'ailleurs. Je respire mal, j'ai mal à la tête, je supporte mal de voir les secondes perdues s'afficher sur mon chrono, j'ai beau m’évertuer à penser à ma veine d’avoir des jambes qui cavalent, de pas être VRAIMENT malade ou je ne sais encore quel autre sermon intérieur, je craque au 3ème km et je décide de pousser l'allure tant que possible jusqu'au 5eme pour transformer ça en séance qualitative. Puis Je finis en footing. Je vais m'affaler chez les bénévoles osthéo pour me faire papouiller. J'ai beau avoir l’ excuse de la crève, je me déçois quand même. J'en oublie même de féliciter Claire au téléphone pour son 43mn04 à Cherbourg. Elle me fait remarquer mon impolitesse, je ne suis pas fière, elle a raison.  

Je ne sais plus si c'est le mental ou le physique qui fait défaut, mais il y a un problème, et si problème dans ses loisirs, Oulala faut pas trainer : De retour chez moi je me secoue : ce n'est pas parce que je fais peu de courses pour préserver mes genoux -qui vont ce jour là pas si mal- qu'il faut focaliser excessivement sur la nécessité de les réussir. je coche une course moins roulante 7 jours plus tard où il y a de sympathiques étoiles à observer : La foulée meudonnaise. Je décide au passage d'abandonner mon mp3 dont je ne me passe plus pour les courses, et je me jure de ne plus regarder  le chrono.

Acte 3: 1er avril /  la foulée Meudonnaise / 10 km

Pour le coup, j'y vais à la cool ! Je tousse encore un peu mais je vais mieux. Je retrouve Charles, l’étoile qui claque un 10 km en 37 mn et des brouettes sans se prendre le chou et en se marrant tout le temps… J’en prends de la graine ! Baptiste, Patrick, Yves….près de 10 étoiles sont là. Le départ est lancé. Une vraie belle côte  comme prévu au 1er km, Pas de mp3 comme promis, de jolies voies dans la forêt meudonnaise. Par contre le chrono reste un peu addictif . Je le regarde moins, mais les secondes de retard qui s'affichent a partir du 5eme, quand je les vois, j'aime toujours pas. Je vois 2 étoiles passer, Tudual et Mark Henri je crois, et je n’arrive pas à les accrocher…

Le parcours arboré un peu trop calme anesthésie ma compètitivité, et Je m’énerve de ralentir. Jusqu'au 8ème km je suis seconde, puis je me fait bouffer par une vétérane qui court crescendo et en toute maîtrise. Pas terrible pour garder le mental solide. À 500 m de l'arrivée, je vois Sophi qui m'encourage, et qui après s’être farci finger in the noze sa sortie longue Paris J-15, trouve encore l’énergie de cavaler avec moi. Mais je fais ma tête des mauvais jours, Je me retourne et vois une jeunette que j'ai dépassé au 2ème derrière moi, et là Patatra, je refuse de le battre avec elle. Je marche et la laisse passer, la jeunette en est toute éberluée, et Sophi aussi, toute désolée même....5 secondes à marcher,

Je me ressaisis et sprinte, et regrette aussitot ma déconfiture en voyant le chrono à l'arrivée : 42mn39, pour du pas hyper roulant et quelques secondes de marche, franchement y'a eu pire, c'est mon 2ème meilleur chrono, avec une place de 2ème V1 en prime.


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Les vétérans récompensés ! a suivi une grande discussion sur le potentiel décoratif du trophée de course, grandement prisé par Yves :0)

Je suis rassurée sur le physique, mais mon mental me perturbe. Ok je manque clairement de soutien d'allure 10 km sur la fin de parcours, mais marcher chaque fois qu'une plus jeune rapplique, surtout quand on a des qualités de sprinteuse pour finir, est un problème à résoudre et une période loufoque, mais néanmoins  délicate, à passer. Alors promis, ça ne m’arrivera plus, où alors vous avez vraiment le droit de m’engueuler !

Sabrina


12 avril 2012

Une Etoile du 8 en Antarctique

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L’histoire commence au début 2009 : dans la même semaine, je lis deux articles sur Cécile Bertin (Barbie) qui vient de boucler 7 marathons en 80 jours sur 7 continents, et le livre de Philippe Paillaud, « Le marathour du monde » : décision immédiate, je serai moi aussi membre du fameux « Seven Continents Club » ! Club des marathoniens ayant couru un marathon sur chacun des 7 continents. (www.sevencontinentsclub.com ). A l’époque, j’avais couru une douzaine de marathons en Europe et aux Etats-Unis.

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L’Afrique (Marrakech), l’Amérique du Sud (Rio), l’Asie (Dubaî) et l’Océanie (Alice Spring) suivront entre 2009 et 2011. La vraie difficulté, c’est l’Antarctique : c’est loin, cher et seules deux agences organisent un marathon là-bas.

Mon choix se porte, après une étude approfondie, sur le marathon de King George Island, en péninsule Antarctique, organisée par Marathon Tours, célèbre agence spécialisée de boston, dirigée par le charismatique Thom Gilligan (www.marathontour.com). Après avoir contacté Thom par email, je découvre que le voyage est « sold out » 3 ans à l’avance ! Ce n’est pas plus mal, je ferai les autres continents entre temps ; j’ai en effet le souhait que l’Antarctique soit le dernier des 7 continents. En avril 2009, je sais alors que, en mars 2012, je serai là-bas.

3 ans plus tard : 2 Mars 2012, me voici à Roissy, direction Buenos Aires. Je dois y retrouver le groupe de Marathon Tours (soit 100 coureurs environ) et Daniel Lacaze, seul autre français engagé dans la course. Si nous finissons le marathon, Daniel et moi seront alors les 5ème et 6ème Français à intégrer le Seven Continents Club.

Un week-end de visite à Buenos Aires puis départ pour Ushuaia, « El fin del mundo », bourgade située en Terre de Feu au bord du Canal de Beagle. J’y suis déjà allé trois fois et ce lieu me procure des plaisirs intenses, tant visuels qu’émotionnels (lisez Jean Raspail : « Adios, Tierra del Fuego », vous comprendrez…).

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Nous embarquons alors sur le bateau Akademik Ioffe : 3 jours de traversée plein sud pour franchir le fameux Drake passage afin de rejoindre le continent Antarctique. Le « Drake », c’est des vagues, de la forte houle et des dépressions garantis….

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A bord, le groupe prend ses marques : 110 personnes, 15 nationalités ; beaucoup d’américains et d’australiens, des africains du sud… peu d’européens, un pakistanais, deux japonais… Je voudrais vous parler de quelques uns aux personnalités si attachantes : Wendelin Lauxen, allemand qui vient de boucler les 7 marathons des 7 continents en 27 jours (wendelinlauxen.com/en/index.html) ou les deux japonais Yasuhi Kokubu et Kuniyoski Kawai, respectivement 300 et 500 marathons (si, si) chacun… Ou encore Ziyad Rahim, pakistanais, qui vient de repartir pour le MDS (l’équipe des Etoiles au MDS, c’est pour 2013 !).  

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Après une traversée somme toute assez calme, nous arrivons en Antarctique, sur l’ile du roi Georges, lieu de la course qui aura lieu le vendredi 9 mars. Sur cette île, se sont installées de nombreuses bases scientifiques : russe, chinoise, argentine, uruguayenne… En effet depuis le traité de l’Antarctique, signé en 1959, l’Antarctique est un lieu totalement protégé exclusivement consacré à la recherche scientifique. Le marathon se passe sur une « piste » entre les différentes bases scientifiques.

 

L’équipe de Thom débarque le jeudi 8 mars pour préparer le parcours. La course a lieu le lendemain
matin. Les conditions meteo annoncées sont loin d’être top : froid raisonnable -2°/-3° mais vent fors (50 km/h) et neige sont au programme. Le froid « ressenti » devrait être de l’ordre de -10°. Vu le temps que j’ai eu à Paris en février pour m’entraîner, je suis habitué….

 

D  Day ! Départ en zodiac ( !) pour débarquer sur l’ile : pas de vestiaire, juste un lieu austère, de la terre, de la boue : à cause du réchauffement climatique (le trou de la couche d’ozone est depuis 3 ans pile au dessus de l’Antarctique !), les glaciers reculent à une vitesse incroyable et cette partie de la péninsule est « à nu » en été.

 

Je porterai le dossard 88, fixé sur le (respecté) maillot des Etoiles du 8 ! 

 

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Départ à 8 h 30 : j’ai le cœur serré et un peu de stress. Quelques soient les conditions, je veux finir. Et en profiter. Alors, je le ferai allure footing ce marathon ; ça tombe bien, parque qu’avec ce vent d’enfer, la neige et les collines qui s’enchainent sans cesse (sacré Thom : il avait « oublié » de nous parler du dénivelé…), l’heure n’est clairement pas au PR !

 

                        A terre, pas de vestiaire, on se change par -5° degrés, ça promet….

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Le parcours consiste en une boucle que nous devons parcourir 3  fois ; en autonomie d’eau et de ravitaillement. Très vite, on se retrouve seul, dans ce paysage de bout du monde. On croise des coureurs (boucles oblige), on en double parfois (pas souvent pour ce qui me concerne…) ; on s’échange quelques mots : allright ? allright ! Ce n’est pas l’ambiance de Paris ou de Berlin…. Quelques scientifiques viennent nous encourager : un chinois, dont je ne comprends pas un mot de ce qu’il me raconte me suivra ainsi pendant 3 kilomètres !

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Thom, sur son quad, parcoure la piste pour prendre des nouvelles des uns et des autres. Je ferai une bonne partie de la course avec Brooke Curran, la future vainqueur. Elle me « déposera » sans aucune difficulté au 35ème km. Vu le vent qui se lève et est souvent de face, vu les collines qui se suivent à répétition, je ferais les dernières montées en marchant : mais même en marchant, j’ai parfois du mal à avancer quand des rafales de vent glacial vous attaquent de front.                                                  

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Le marquage est en mile : je n’ai pas tout mes repères et n’ai pas pris de montre GPS ; pas envie de me mettre la pression.

4 h 54. Ca y est, je vois la banderole d’arrivée. 4 h 54. 15ème. Pas trop fatigué, je me suis (trop ?) économisé. Terence Bell, un australien de 32 ans, le vainqueur a mis 3 h 07. La médaille, donnée dès la ligne franchie, est top, et celle-là je suis fier et heureux de la porter ! Retour au bateau en zodiac. Douche bouillante, je suis congelé….

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Puis le bar, bière sur bière à refaire la course : tous les marathoniens du monde, de ce point de vue là, se ressemblent !

Voyage :le reste du voyage ne sera qu’enchantement. Le stress de la course est évacué. Nous aurons 4 jours de croisière magnifiques : temps superbe, paysage inouïs, baleines, pingouins, phoques…. Kayack entre les icebergs, grimpettes sur les collines enneigées pour admirer des points de vue à vous couper le souffle.

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Le climax sera le Pinguin Plundge à Neko harbour : bain dans l’eau à 0° degrés ! 18 secondes dans l’eau, tête comprise, entre les glaçons… Faut pas mourir idiot !

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 Olivier

 


22 avril 2012

15/04/2012 Oranges à Rotterdam, Etoiles à Paris...

Le vent a soufflé ce week end à Paris et encore plus fort et glacial à Rotterdam et cela a surement empecher beaucoup d' Etoiles de réaliser les chronos prévus, mais ce n'est pas demain la veille que la météo va décourager une Etoile d'aller au bout de son effort...

J'aurais du etre avec les Oranges à Rotterdam mais deux blessures durant l'hiver ont mis fin à mon objectif de terminer un 24e marathon, a en voir les photos je suis vraiment décu de ne pas avoir été des votres dans ce sympathique week end que vous avez passer en Hollande, du coup c'est à Paris que j'ai été à la fois coureur sur 17 km et supporter pour quelques Etoiles ensuite sur le parcours..

Voici les récits et les résultats de ces 2 évènements tant attendus du week end dernier !

Enfin le jour J pour beaucoup d'Etoiles qui s'impatientaient... 

Dominic

                                       16 oranges dans le vent à Rotterdam !

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Adrien : Chaque année, les étoiles sont en effervescence dès le mois de septembre lors du choix du prochain marathon en avril, cette année et malgré l'imposante vague orange qui s'est abattue sur le marathon de Paris en 2011, par l'impulsion du très persuasif Yves Duval nous nous exilerons le temps d'un week-end sportif à Rotterdam (le parcours très plat, propice aux bons chronos, a joué beaucoup dans ce choix). Motiver les troupes pour participer à la fête n'a pas été très compliqué, très vite les inscriptions s'enchaînent et nous nous retrouvons à seize pour participer à la fête ! Inutile de vous dire que le week end hollandais s'annonce mémorable, mais avant la course il faut tout de même digérer deux mois de préparation spécifique au marathon !

La préparation marathon.

Pour tous la prépa commence dès la mi-février après les foulées de Vincennes (pour moi cette course ne restera pas un souvenir inoubliable, mais elle me sera riche en enseignements : je ne partirai plus comme un fou dès le départ et je ménagerai à l'avenir mon allure au fil des kilomètres pour ne plus m'écrouler dans les derniers efforts). Les bonnes résolutions sont là et nous commençons dans la bonne humeur notre préparation marathon. J'ai eu la chance de passer ces deux mois en compagnie de Nicolas Noel, un acolyte génial et un métronome hors pair qui m'aura impressionné de nombreuses fois par sa facilité à enchainer les séances sur piste. Le premier véritable test est le semi marathon de Paris dès lors je serai fixé si je peux raisonnablement prétendre au saint Graal d'un chrono sur marathon en moins de 3h. Au final, je dois me résoudre à l'inévitable, avec un chrono en 1h26 minutes, les 2h59 seront pour une autre année, je tenterai à Rotterdam un chrono en 3h05 ! Par contre Nicolas qui passe la ligne en 1h20 continue de m'impressionner et commence à véritablement croire en ses chances d'un chrono en moins de 3h !

L'arrivée a Rotterdam !

Ce qui est génial avec les voyages en groupe c'est qu'ils effacent toute forme de pression, l'ambiance dans le groupe est géniale et le séjour hollandais se passe au mieux.

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Le samedi après une réunion animée dans la chambre d' Yves, Richard, Saïd et Francesco sur les chronos que nous allions réaliser le lendemain, le jeu était de coucher sur le papier ses propres prétentions et que chacun prédise ensuite le temps des autres, celui qui est le plus loin de ses ambitions paye sa tournée... tout le monde joue le jeu et nous partons à la recherche d'un restaurant italien pour engloutir nos dernières assiettes de pâtes avant la course ! Retour à l'hôtel, extinction des feux vers 23h !

Après une bonne nuit de sommeil, ça va pas trop mal, j'ai toujours la crève et il fait super froid, bon tant pis il faudra faire avec !

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Marathon : Jour J

Après une superbe photo de groupe nous nous dirigeons vers nos sas respectifs. De mon côté le stress monte, surtout quand je vois tout ce monde devant moi, il va falloir jouer des coudes au départ afin de se faire une place au soleil « ou plutôt dans la grisaille et le vent ».

C'est parti ! après quelques minutes nous passons la ligne de départ, s'engage alors la tant redoutée remontée des coureurs plus lents afin d'atteindre notre vitesse de croisière. A mes cotés j'ai un Yves furax qui joue des coudes pour se frayer un passage parmi les coureurs.

Au troisième kilomètre cela se calme et les coureurs sont moins nombreux, malheureusement je n'ai plus du tout de repères, au 5eme kilomètres j'ai de nombreuses minutes de retard sur le temps prévu au départ, bon tant pis j'oublie tous mes espoirs de chrono et j'essaie simplement de me faire plaisir au maximum entre deux rafales de vent ! Mes temps intermédiaires je n'y pense même plus lorsque malheureusement je perds mon gel GU sur lequel j'avais collé un post-it avec chacun de mes temps de passage ... Francescoà mes côtés est très déçu, il va falloir faire le reste de la course sans le moindre repère ... Bon alors côté parcours, je dois avouer que Rotterdam est à des années lumières de la carte postale parisienne et malgré le vent et le froid les supporters sont nombreux, cela fait chaud au coeur d'être encouragé comme des pros ! En ce qui concerne les ravitaillements, il n'y a rien à dire, c'est parfait, les hollandais ont même trouvé la solution pour que les coureurs puissent boire facilement leur gobelet d'eau sans en mettre partout : ils ajoutent pour tous les verres une éponge avec un coin coupé (excellente idée si on arrive à piger le principe, de mon côté je n'ai rien compris du tout et a chaque gobelet+éponge que je prends j'enlève l'éponge et j'essaie de boire le gobelet d'eau sans m'en mettre partout).

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Avec mon acolyte Francesco nous atteignons sans encombres le semi marathon en 1h34 (2 minutes de retard sur le temps prévu, mais bon maintenant cela n'a plus d'importance), nous passons l'Erasmus bridge et rentrons dans la partie du parcours en centre-ville, Francesco est super en forme et il ne mettra pas longtemps à me distancer, les lois de la nature sont ce quelles sont, je me résigne à le laisser filer.

Vers le 26eme kilomètre je croise Philippe Balthazar, il est à la peine et n'arrive pas à tenir le rythme qu'il s'était imposé, courage Philippe ! J'essaie de maintenir au maximum mon allure en faisant le maximum pour me protéger du vent (la technique de rester derrière un GRAND hollandais qui a le même rythme que moi aura bien fonctionné). Au 33eme kilomètre nous entrons dans le parc Kralingse (dans mes souvenirs le parc est très bucolique, vraiment sympa ou les hollandais aiment faire des barbecues au bord du lac), je me dis que cette partie du parcours devrait être plutôt sympa, en fait pas du tout ! Nous resterons sur la route extérieure au parc avant de revenir dans le centre de Rotterdam, tant pis, la ballade bucolique sera pour une prochaine fois, il faut se recentrer sur la course pour aborder les derniers kilomètres ! Les supporters sont très nombreux, bien plus que pendant le passage du parc, c'est alors qu'aux alentours du 36eme kilomètre je croise Nicolas Noel qui se tient le ventre (parti sur des bases de 2h55, le vent et le froid ne l'auront pas épargné et son ventre l'aura fait souffrir à l'approche des derniers kilomètres), t'inquiète pas Nico, je suis certain que tu feras un formidable chrono très rapidement ! Je concentre toutes mes forces pour ces derniers efforts, les derniers kilomètres sont longs et douloureux, mais je vois enfin la ligne d'arrivée, pour le fun je me fais une petite accélération et passe la ligne en 3h12 !

Une fois la ligne passée, Nicolas ne tardera pas à me rejoindre et munis d'une minuscule coupe vent en plastique de fortune nous rentrons à l'hôtel rejoindre les étoiles plus rapides. Je pourrais encore écrire de très nombreuses lignes sur le reste du voyage et sur l'ambiance formidable qui règne dans notre groupe, mais les textes à rallonge ne sont pas le genre de la maison, je vais donc m'arrêter la. Simplement un énorme MERCI à vous tous pour ces moments magiques sur la piste comme en dehors, les étoiles vous êtes formidables et je vous adore !! A très vite pour de nouvelles aventures !! Adrien

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Nicolas : Week-end sympa entre étoiles...

 

Le jour où j'ai appelé Yves S pour savoir s'il m'était possible de m'inscrire, je n'imaginais pas rencontrer un groupe d'amoureux de la course à pied aussi passionné et passionnant, qui m'amènerait à être au départ d'un marathon ce 15 avril. Ces trois jours de bonne humeur (un vrai festival de blagues) dans cette ville Hollandaise resteront comme un très bon souvenir, malgré une température hivernale et un vent des plus pénibles.... et course frustrante.

 

C'est le sentiment qui ressort de mon premier marathon. Après deux mois de préparation rondement menés et un semi de Paris des plus encourageant, ce week-end devait enfin me permettre de vivre et découvrir toutes les sensations lues et entendues auprès de tous ceux qui ont déjà vécu ces 42,195km. Le chrono n'était pas ma priorité, malgré les certitudes de certains sur mes capacités.

Et puis vient le kilomètre 35 et le retour de cette terrible douleur au ventre. Pliez en deux et dans l'impossibilité de continuer à courir je me retrouve arrêté au bord de la route. Après quelques minutes pour me détendre, je marche puis trottine vers l'arrivée tel un robot qui doit finir sa tâche sans savoir pourquoi. Je retrouve alors les premières étoiles arrivées, avec un goût d'inachevé. Je ne me sens pas réellement fatigué et je me dis alors que je n'ai pas fait mon marathon. Je n'ai pas pu tout donner et c'est là que je réalise que mon corps est une machine complexe, qui peut te laisser faire une belle course un jour et te renvoyer à la case départ un autre jour.

 

C'est dur, mais je ne laisserai pas tomber. Je serai sûrement au départ d'un autre marathon.

 

Maintenant place au repos !!! Nicolas

 

 

Félicitations à toutes les Etoiles, beaucoup ont souffert et n'ont pas réalisé les chronos espérés mais vous avez été jusqu'au bout de vous mêmes malgré le vent et le froid.  

 

Un grand bravo également à nos Etoiles féminines Catherine et Blandine pour leurs très belles courses malgré les conditions :

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Sinon, vous ne trouvez pas que cette photo de 4 etoiles ressemble à celle des Beatles prise dans les années 60 et que l'on surnommaient d'ailleurs "les 4 garçons dans le vent" à Rotterdam c'etait le cas !

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Dominic


Les 12 Etoiles de Paris

 

 

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Comme beaucoup d'Etoiles s'étaient exilées à Rotterdam ce dimanche, nous avions moins de coureurs que l'an dernier dans notre Marathon de Paris..mais pour les supporters(trices) par contre il y avait du monde, -Anne Françoise a d'ailleurs eu un nombre de supportrices qui n'est pas près d'être battu.Elle va d'ailleurs nous le confirmer plus bas  - les allées autour des lacs du bois de Boulogne étant notre terrain d'entrainement les Etoiles étaient dans leur jardin ! 

 

Les conditions météo qui ont également été difficiles à Paris, les couvertures plastiques ont été gardées par certains coureurs en début de parcours en raison de la fraicheur et du vent. 


 

Michaël : Paris, 15 avril 2012, 7h30. On se retrouve avec quelques autres étoiles dont Alexandre, Sophie, Hassan et Olivier qui courent lemarathon (les rares qui ne sont pas à Rotterdam) à l'Etoile 1903
histoire de s'encourager, de se motiver une dernière fois avant le départ.

 

A cet instant et dans l'heure qui suit, je me dis que je reviens de loin.Quelques mois plus tôt j'avais subi une baisse de motivation, je me demandais même si j'étais prêt à suivre une préparation marathon quidemande une grande discipline et régularité. Pour ne pas m'effrayer,je m'étais dit que j'allais me caler sur une préparation 3h30, au moins j'étais quasiment sûr de ne pas la subir et j'égalerais montemps de l'année dernière (3h32).

 

                             
Début février, je me lance en suivant les premières séances du plan 3h15. Et là, surprise, j'ai de bonnes sensations, je me rends compte que cette préparation 3h15 est bien calibrée (4 séances par semaine,
l'idéal pour moi à ce moment là). Elle me redonne des ailes et je décide de la faire jusqu'au bout. A l'issue de 9 semaines, je suis très enthousiaste et très en forme. Cette préparation que j'ai suivie
à la lettre est très bien passée, je serais tenté de dire comme une lettre à la poste... (encore merci au coach Olivier, le master-chef des prépa course à pied ;) !).

Revenons à ce fameux dimanche matin. Les conditions climatiques sont radicalement différentes comparées à celles de l'année dernière :temps gris, température un peu fraîche et surtout un vent assez fortet glacial. Au moins ils ne risquent pas de devoir nous arroser sur le parcours comme en 2011 !
Alexandre et moi décidons de partir ensemble dans le sas 3h15. Après 15 km sans souci (à part une petite pause pipi au bois de Vincennes), à se caler sur la bonne allure, à discuter de tout et de rien, je
commence à sentir que mon estomac me fait des siennes. Le vent froid qui souffle fort accentue ce désagrément. 19ème kilo : c'est la panique, il faut que je me soulage, par chance je trouve un café mais je perds quelques précieuses minutes... Je me dis que tout ça ne ressemble plus au marathon mais à Benny Hill sachant que j'ai aussi eu la bêtise d'oublier ma montre ce matin là !

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Je suis un peu perdu, fébrile, quand je croise par hasard Sophie.Comme je sais qu'elle visait 3h20, je vois l'étendue des dégâts, j'accélère un peu et me remets à mon allure en me disant que je ferai
ce que je peux.

Les kilomètres passent : semi, 25, tunnel (le fameux...), 30ème. Je reprends confiance en moi, je commence à le sentir bien ce marathon...32ème kilo : je me dis que 10 km c'est plus grand chose, j'ai toujours de bonnes sensations. C'est à cet endroit que j'avais explosé l'année dernière et là tout va pour le mieux, que demander de plus. Les 5 derniers kilomètres dans le bois de Boulogne sont plus
difficiles, je m'accroche, je ne perds pas beaucoup de temps. Dominic m'accompagne quelques centaines de mètres, la place Dauphine, et là enfin j'aperçois la ligne d'arrivée, youpi ! 3h18, j'ai le sentimentdu devoir accompli, je suis très content. Le marathon est vraiment l'épreuve que je préfère. J'espère pourvoir  viser moins de 3h15 pour le prochain.

La course à pied réserve toujours de belles surprises mais patience et persévérance sont les maîtres mots ;) Michaël"

    

Anne Françoise : Chaque coureur le sait: chaque marathon est unique.
L' édition 2012 m'a réservé des surprises.Certaines agréables,d'autres moins !

J'ai eu le très grand bonheur d'être accompagnée dès le 8eme km par mes amies Etoiles: Isabelle, Mumu et son Cheri, puis Nathalie a pris place au semi,Caro au 25eme où nous attendaient Aurélie et Matheo .Puis mon frère et Cathy sont entrés dans la danse au 30eme.Enfin Marie-Aude et son Chéri, Melanie et Geoffroy,Isa et Mumu nous ont rejoints dans le bois! C'est ça l'esprit des Étoiles!

Merci a tous!

Malgré cela et compte tenu d'une prepa perturbée par des problèmes de santé,j'ai fini en souffrant d'une énorme ampoule sous le pied droit,en m'alimentant peu car je n'avais pas faim,donc manquant d'énergie...avec un chrono en 4h44!
J'ai quand même envie de m'inscrire a nouveau...et c'est le principal!
Anne-Françoise

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Dominic :Je suis venu encourager les Etoiles, et ne courir "que 17 kms" sans dossard sur le parcours  et j'ai eu la chance de me retrouver pendant quelques minutes à coté de Laurent Jalabert lorsqu'il m'a rejoint vers le 32e KM . A ce moment là les caméras de France 3 le filmait puisqu'il était également muni d'un micro pour commenter au coeur de la course... Je suis donc passé durant quelques secondes à la télé ! Petit coup de pub pour les Etoiles :-) Ci dessous la preuve ! 

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Et un grand bravo aux Etoiles ! Dominic