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25 juillet 2012

15/07/2012 Triathlon Vert de Grez sur Loing : Dans la boue jusqu'au cou !"

 " Celà faisait longtemps que j'avais envie d'un triathlon... La faute à pleins de connaissances qui taquinent l’ Ironman. Bon à part que moi je fais court, et plutôt vert ! Le dernier datait de 2008, à Grez sur Loing, un bled bucolique de Seine et Marne. j'avais aimé nager sous un pont de vieilles pierres, entre les nénuphars, sous un soleil radieux . J'avais très envie d'y revenir pour mon troisième.

Mais ce jour, il fait nettement plus froid et moche, je suis un peu moins motivée à l’idée de nager dans la rivière. Nous arrivons sur le site de la course. Et Paf qui je vois ? Blandine de mon club des Etoiles du 8ème ! C'est cool : ) On papote : "combi ? Pas combi ?" combi pour moi la frileuse, 10 euros hier au coin des affaires.... pas vraiment une Aquaman ! Je pars m'échauffer avec un footing de 15 mn et des moulinés de bras. (personne ne fait pareil, c’est louche) Puis vient le moment du départ. Nous allons nous placer au niveau du mignon petit pont.

L'eau n'est pas si froide, avec combi... Je me fais surprendre par le départ, je pars trop vite emportée par le peloton, l'eau est trop opaque et verte, y'a trop de bras et de jambes partout, Oouinnn c'est trop dur! 100 m plus tard je me mets spontanément en brasse, et même en brasse mes mouvements sont courts, la combi me gène. Je suis complètement découragée, je me déçois de choisir la solution de facilité. j'ai même envie d'abandonner... Mais il faut bien rejoindre le bord ! Je sors avec l'impression d'une moins bonne nage que lors de mon 1er tri à Grez. En vrai je mets près de 3 mn de moins transition comprise : 10mn58/ 23eme sur 92. Pas si mal sauf pour le style tétardesque nullissime.

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Je trottine bizarrement, arrive a mon vélo, J'enlève la combi en express, saute dans mes pompes à lacets stretch, ferme d'un "clic" le porte dossard et le casque et saisis mon vélo . Sur la transition j'assure, c’est mon côté speed ça….

Mais des le 1er chemin de terre, c'est a dire 30 mètres plus tard, ça se complique : mon casque se met de travers sur mon œil malgré le réglage au max, les bretelles de mon maillot (bricolé maison) se détachent et j'aurais le soutif a l'air durant 18 bornes…Je m'en rendrai compte en courant! Quant au parcours, il n'est que boue et barbotine glaiseuse, flaques énormes planquant d'éventuels trous, et sensations de roue arrière en glissade permanente. : je gère plus à l'instinct de survie qu'à l'expérience. Je flippe, me demandant quel prochain bosquet va accueillir ma gamelle.

Je slalomme entre les flaques, me concentre sur le frein droit pour ne freiner que de l'arrière si nécessaire, et me désespère, alors que j'ai l'impression de faire de mon mieux, de voir des mecs me dépasser à tombeau ouvert. Punaise conduire des engins à bloc c'est vraiment dans les gènes des mecs ou ce n’est qu'une histoire de puissance musculaire ?        

Heureusement y'a une fille devant qui m'empêche de déprimer. Je pars dans une tentative de poursuite dans les sous bois, je la passe, et me retrouve le long d'un joli canal. Là le plus dur c'est de rester à bloc bien droit dans les ornières tracées par les véhicules. Puis arrive la passerelle métallique pour traverser le canal. Hop vélo à l'épaule et on grimpe ! On remonte sur le vélo et c'est reparti dans le rail tout tracé. Effectivement mieux vaut ne pas en sortir car j'aperçois une autre miss remontant sur son vélo après un passage dans le décor. Voilà ma 2ème carotte mais celle ci se montre coriace. Des mecs nous dépassent toujours à bloc tant qu'on est dans les chemins de terre, une bifurcation et le bitume est accueilli par mes cuisses avec joie. Enfin on ne me double plus et je peux coller la fille.

Re sous-bois avec quelques tournants et bosses épiques, re-bitume et nous voilà au parc à vélo pour entamer un second tour. Je prends confiance, désormais je fonce droit dans les flaques et passe enfin la fille. J'en vois une autre pour m'occuper, je la passe avant la passerelle, mais les cuisses peinent ensuite à monter les escaliers ! Re-descente Et c'est reparti.

J'aperçois au loin une tri-fonction bleue à hublot de fille, je la suis jusqu'au bitume et hop, vient le moment ou moi et mes solides cuisses devenons super copines : je passe la fille en danseuse dans la petite côte. Et forcément, Niveau moral ça va nettement mieux! Mes vitesses débloquent au passage de la bosse, je subis quelques mètres de rodéo avec chaîne qui cliquette et fesses qui dégagent de la selle à chaque racine, ouf je m'en sors intacte.

J'arrive au niveau du parc et Claire me crie : T’es 3ème dépèche toi la 2ème est pas loin! Je pose le vélo. Temps : 50mn35 (5 mn de plus qu'en 2008 par temps sec) /place 62 eme sur 92.

Plus de 30 mecs qui m'ont dépassé à bloc...Ouh punaise ça m’énerve.

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Je pars hyper motivée avec le commentateur qui clame : départ canon de la 3ème féminine ! Euh je vais ptet me calmer la, d'autant que je cours avec une sensation de pédales sous les running. Mais bon je suis enfin dans Ma discipline ! Par contre mauvais choix les Adizero Boston, ce sont des trails ou mieux encore, des pointes de cross qu'il aurait fallu ! Avec un style très holidays on ice à petites foulées glissantes, je me venge du vélo en rattrapant quelques mecs. J'ai la 2ème féminine en ligne de mire dès le 1er km. La course à pied n'est pas son fort. Je la dépasse (en trombe me dira t'elle) et m'éloigne, pas peu fière de ma course Pacman

Je n'ai pas l'impression d'aller vite, car ce sont les jambes et non le cardio qui imposent leurs limites après le vélo, avec une sensation de foulée mécanique et forcée. Les ampoules viennent dans mes runnings sans chaussette, (mince les autres ont des chaussettes, chaussettes ou not chaussettes ?) mais il ne reste plus qu'un km. Le terrain enfin est plus sec. Je bouffe quelques gars , dont un jeune, vexé il accélère et me dépose au sprint final. J'arrive a la 2ème place féminine, temps CAP : 22mn43/place 29eme
Chrono final 1h24mn16, 40eme sur 92. Sensations médiocres durant chaque discipline, jamais idéales, mais à l'arrivée, Pétard qu'est ce que j'ai adoré ce combat de boue féminin pour le podium... J'adore les tri verts !"  Sabrina   

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Blandine : L’idée du triathlon me trottait dans la tête depuis un moment… assister au triathlon de Paris a achevé de mon convaincre. J’ai donc pris un dossard pour le triathlon vert (500 m de natation en rivière, 20 km de VTT et 5 km de course nature) de Grez-sur-Loing le 15 juillet. Au terme de la course, tous mes a priori se sont envolés...

Le lieu de la course est vraiment joli, très vert et très boueux. Les organisateurs et les triathlètes confirmés qui me donnent des conseils sont très sympas. Après avoir installé le nécessaire (et le superflu, note pour plus tard) dans le parc à vélos en imitant mon voisin, il est temps de se mettre à l’eau pour le départ de l’épreuve.

Depuis un an, je m’entraine sérieusement en natation et je nage désormais le crawl bien mieux que la brasse. Et pourtant, dès que le départ est donné, je suis prise de panique, sûrement à cause du monde et du changement d’environnement, je fais presque toute l’épreuve dans une brasse très approximative.

A la première transition, j’ai l’impression d’être rapide mais le photographe officieux de la course me dit que j’ai perdu du temps.

Vient le moment du VTT, ce que je redoutais le plus dans la mesure où cela faisait 10 ans que je n’en avais pas fait et que durant ces 7 dernières années, j’ai dû monter cinq fois sur un vélo. Finalement, c’est la seule discipline de l’épreuve où j’ai pris un peu de plaisir, malgré la boue, la tension sur mon vélo, une petite chute et le fait que j’ai perdu beaucoup de places pendant ces 20 kilomètres. Remonter sur un vélo, essayer de prendre de la vitesse et m’amuser était de toute façon une belle victoire après un accident subi en 2005.

Lorsqu’arrive le moment de la course à pied, je me sens en confiance, ça je connais ! Que nenni ! Après le vélo, il me faut 4 kilomètres avant de retrouver un peu de sensation de course. Le chrono m’indique que j’ai fait ces 5 kilomètres très boueux à allure marathon…

Je termine ce premier triathlon vert en 1h38, très déçue par mon temps mais avec l’envie de recommencer et de m’entrainer pour, car je suis sure que ça peut être très fun ! D’ailleurs, ce week-end, je récupère mon vélo (j’avais emprunté un VTT pour l’épreuve). Blandine 

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