CONNEXION

21 octobre 2012

07/10/2012 Deux Etoiles à Chicago

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Depuis le temps que je voulais participer à un WORLD MARATHON MAJORS, je n'ai pas été déçu par le marathon de Chicago.

Le départ est matinal à 7h30 AM pour 45 000 coureurs qui attendent, impatients d'en découdre avec les 42,195 km dans une longue avenue à côté de Grant Park, température clémente (6°c) pour cette 35e édition avec un ciel dégagé.

La course est lancée, bénéficiant d'un dossard préférentiel je pars presque en tête de la course, dès les premiers virage je remarque déjà une ambiance extraordinaire, où même la police locale nous encourage ainsi que les personnes donnant les ravitaillements.

 1,7 millions de spectateurs sur le parcours qui encouragent avec beaucoup de coeur, de la musique, des personnes qui dansent et chantent...je n'avais jamais connu une telle ambiance sur une course.

Pour ma part tout se passe bien jusqu'au 30e km où je passe en 2H00'41'', ayant pour objectif les moins de 3h je décide dans les premiers kilomètres de partir sur des bases plus rapides car j'ai de très bonnes sensations au départ.

Mais a partir du 32km, la machine commence a s'enrailler et chaque kilomètre passant devient de plus en plus dur , mais j'arrive a ne pas "exploser" et je réalise mon objectif initial les moins de 3h: 2H58'15''

Je conseille vraiment ce marathon où règne une ambiance toute particulière...

Antoine 

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C'était ma 2e participation au Marathon de Chicago, la 1ere c'était en 2009, avec Said, Yves D et Patrick. Je sais donc à quoi je m'attend au niveau du public et de l'organisation, Je trouve Chicago et ses habitants très agréables, il y a de l'espace, et des quartiers typiques, le lac Michigan, et le métro aérien qui défile sur ses vieilles constructions font partie du charme de cette ville au milieu des tours parmi les plus hautes des USA.

Je n'avais pas la forme de mon précedent marathon de Paris en 2011 bouclé en 3h02, puisque bléssé depuis fin septembre au niveau du bas de la hanche droite " la radio ayant montré des ruptures de fibres avec un hématome apparant" je ne savais même pas ce 07/10 si j'étais physiquement apte à terminer ce marathon. 

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Après etre passé en 1h35 au semi, je sentais cette douleur progressivement arrivé comme c'était le cas dans les derniers entrainements.

Au 26e elle devenait de plus en plus intense, au 31e km c'est un autre pépin qui arrive avec une crampe au mollet qui va m'arrêter net !

J'arrive a repartir apres 2 minutes et un peu de marche au milieu d'un public qui me crie des "keep going" et "d'ont give up", je sais qu'a partir de là et pour les 11 km qui restent ca va etre un dur combat pour aller au bout ! 

Mais à Chicago, comme à New York ou à Londres, la chance c'est ce public joue un role énorme ! on se sent tellement porté, transcendé, c'est hallucinant,(même le métro joue du klaxon en passant sur les ponts !)  n'importe où ailleurs j'aurais surement abandonner tellement chaque foulée me faisait mal, mais à Chicago,hors de question d'arreter, je voulais finir,pour vivre ça jusqu'au bout !

Plus tard après la ligne franchie, avec ma couverture de survie et la médaille, ce fut des dizaines de "congratulations" dans la rue, le métro,et rien que pour cela ca valait vraiment la peine de finir !  C'etait mon 23e marathon, le plus difficile pour moi et mon pire chrono: 3h48 mais bizarement jamais je n'ai été aussi fier de franchir une ligne d'arrivée. 

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Une fois cette effort accompli, c'est le plaisir des yeux car le voyage continue vers les Chutes du Niagara, puis Montréal pour profiter de 10 jours de vacances bien méritées. 

Dominic