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23 août 2013

18/08/2013 Montée du Ménez-Hom (Finistère)

                                               Je déteste les devoirs de vacances !

En cette période « off » avec les Etoiles, rien de mieux qu’une course sur son lieu de vacances pour arriver en forme à la rentrée. Tout était réuni ce dimanche 18 août pour que ce soit une belle course : 22,5 kms dans la campagne bretonne, du dénivelé mais pas trop (a priori 300m en regardant le profil), l’ascension du point le plus haut du Finistère, des températures bretonnes raisonnablesDans les faits, ça a été bien plus dur : le dénivelé était en réalité de 450m, le parcours plus compliqué que prévu et les jambes pas vraiment au rendez-vous…

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Plutôt que de vous décrire la course (qui est par ailleurs très belle), je vais axer mon récit sur ce que j’ai vécu et sur ce que, je pense, tous les coureurs ont vécu un jour : passer une course à se dire « mais qu’est ce que je fais là ?? ». Phrase générale qui englobe bien sûr les « à quoi ça sert que je continue », « bon, j’arrête et je vais retrouver Mélanie à l’arrivée » et autres « je serai moins ridicule si j’abandonne plutôt que de finir avec ce chrono ». Je vais vous décrire les raisons qui m’ont conduit à vivre cette course « galère » et expliquer pourquoi je n’ai pas réussi à sortir de cette galère (l’exercice est très subjectif je le reconnais).

 

Problème n°1 – La difficulté du parcours sous-estimée

Commentaire : classique mais impardonnable, sous-estimer la difficulté d’une course peut la transformer en calvaire et la rendre interminable.

Causes : « non mais ça va, 22,5 kms ce n’est d’un km de plus qu’un semi et 3 kms de plus que la sortie en Belgique. Le dénivelé ? C’est bon, je suis allé 3 fois à St Cloud au printemps ».

Symptômes pendant la course : départ trop rapide puis des kilomètres qui défilent de moins en moins vite et un désespoir de plus en plus grand au pied de chaque côte.

Problème n°2 – Une ambition / des objectifs très précis - élevés

Commentaire : Se mettre au départ d’une course avec des objectifs élevés n’est pas un problème en soi, c’est même un moteur évident pour réussir de belles performances. Mais constater après quelques kilomètres qu’on n’est pas du tout en passe d’atteindre son objectif est très compliqué à gérer psychologiquement.

Causes : « J’ai vu les résultats de l’année dernière, y a moyen que j’arrive à faire une très bonne performance au scratch ».

Symptômes pendant la course : Quand je me suis aperçu au bout de quelques kms que je n’étais pas du tout en ligne avec mon objectif, j’ai décroché dans ma tête, traversé plusieurs phases et aucun ressort psychologique n’a fonctionné.

  1. D’abord, le pragmatisme : « laisse passer l’orage, tu accéléreras quand tu te sentiras mieux »

  2. Ensuite le réalisme : « sers-toi de cette course comme un entraînement, fixe-toi comme objectif de faire une bonne deuxième moitié de course »

  3. Pour finir par la résignation : « j’y arrive pas du tout, c’est de pire en pire, ça sert à rien que je continue »

(je vous passe le point 4 : « tiens, si j’écrivais un article sur le blog pour décrire ma galère »)

 Problème n°3 – Ne pas avoir de bonnes jambes

Commentaire : Dans ce cas, il n’y a malheureusement pas grand-chose à faire. Le coup du « la course à pied, c’est dans la tête », ça va 5 minutes. Quand les jambes ne sont pas là, ce n’est pas la peine d’espérer grand chose : au mieux ce sera « je limite les dégâts » et au pire « je fais la cueillette aux champignons » (sic Yves Sommavilla après un trail à Magny).

Causes : dans mon cas aucune, j’arrivais plutôt entraîné et en forme

Symptômes pendant la course : incapacité à accélérer, crispation à la vue d’une côte.

 Tout ça pour dire que finalement quand tout ne se passe pas comme prévu ou quand une conjonction d’évènements rend la course plus difficile, il est très dur de trouver la force et la motivation pour s’accrocher et se faire plaisir malgré tout. Au final, c’est aussi pour ça qu’on aime notre sport ! Et même si ça fait cliché, après une course pareille, une fois l’abattement passé, je n’ai qu’une envie : prendre ma revanche le plus rapidement possible en rechaussant les baskets et en s’alignant au départ d’une course.

 Et si quelqu’un ou quelqu’une a des solutions, je suis évidemment preneur !

 Bonnes vacances,

 A très bientôt autour de la piste

Geoffroy 

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