CONNEXION

Mon Marathon des Sables 

Par Marc Clément 

Présentation de « l’Epreuve »


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Le Marathon des Sables est une course à pied en plein Sahara, par étapes, en autosuffisance alimentaire et en allure libre sur une distance de 240 kilomètres environ avec bivouac chaque soir sous des tentes berbères. C'est est une épreuve mythique dans le milieu de la course à pied, où des hommes et des femmes du monde entier se retrouvent pour écrire une page de leur histoire. Il permet le mélange des genres et des individus car il n'est pas réservé aux seuls spécialistes.

Chaque coureur est dans l'obligation de porter son sac à dos d'un poids minimum de 6,5 kg et pouvant aller jusqu'à 15 kg pour certains, comprenant nourriture et matériel obligatoires, l'eau étant acheminée par l'Organisation (10 et 12 litres par étapes). C'est une course pour laquelle la gestion est fondamentale : gérer son hydratation, son allure, ses calories, ses arrêts et son mental.

Voici les principales caractéristiques :

• 1 semaine de course avec 5 étapes de + de 35 Kms, un marathon (42,195 km) et une étape non-stop de 82 kms

• Températures en journée de 35°C à 50°C températures de nuit de 3°C à 5°C

• Terrains variés et paysages sublimes : pistes, dunes du Grand Erg, oasis, plateaux caillouteux (regs), relief (Djebel)

• 1 020 participants pour cette édition 2014, de 44 nationalités (30 % de français).

Cette aventure est assez hors du commun au travers de la violence de l'effort, de l'aventure humaine et du partage entre les différentes nationalités représentées.

Au milieu du désert, dans l'effort, entre le sable et les Etoiles, l'homme révèle sa vraie dimension. Chacun est confronté à la difficulté, la solitude ou le doute, on se rend compte ici que nous avons des ressources humaines extraordinaires dont les limites sont loin d'être celles que nous avions imaginées.

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Samedi 05/04 : Allongé sur le tapis de ma tente berbère (N°24), en plein désert, les Etoiles au-dessus de ma tête, mes pensées vont vers les Etoiles du 8éme. 1ére soirée au Bivouac. J’en rêvais depuis des années. J’y suis. La course débute demain. Aujourd’hui était consacré aux contrôles en tous genres : médicaux, logistiques, matériel obligatoire, les Calories pour la semaine. Je passe ce premier check point. Ouf ! Ils m’ont demandé si j’avais couru au moins 5 à 6h par semaine pour la préparation, j’ai répondu « Oui », mais … j’ai menti, ce ne fût que 2 à 3h par week-end. Un peu juste, mais ca va le faire !!! … Il le faut !

Nous sommes 7 dans la tente, et déjà une sympathique osmose s’installe. Chacun essaie de mettre l’autre dans de bonnes conditions. 4 sur 7 l’ayant déjà fait au moins une fois, ils sont de précieux conseils. Concernant le sac surtout : le mien fait 12 kgs (sans l’eau), ce qui fera 15 kgs au départ de la 1ére étape, c’est BEAUCOUP trop. Je jette une dizaine de barres céréales, j’enlève un bidon, 2 ou 3 bricoles, et je gagne un peu de légereté.

Parmi mes 7 nouveaux compagnons, il y a le 2éme français de l’édition 2012. 30 kgs de moins que moi, et moins 7 kgs pour le sac. C’est pô juste !! Même son sac de couchage, il l’a fait faire sur mesure pour gagner quelques grammes. Tous les matins, il s’est entrainé à 5h dans son garage, pendant 2h, avec une installation de chauffage spéciale pour reproduire les conditions de course. Une bête. Une vraie Etoile, comme vous, les Etoiles de Faber !

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     Jean- Sébastien Braun, son petit sac                                 Mon sac …

 

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Demain, le grand jour …

 Mardi 08/04 18h

Lorsque je reprends le stylo, nous sommes déjà au soir de la 3éme étape. Quelle folie !!!!!!!

Galère en journée(s), retour le soir au bivouac éreinté, brève récupération, petite bouffe très sommaire, toilette minimaliste, courte nuit, et le lendemain, dès 6h, réveil avant démontage de la tente, et dès 8h sur la ligne de départ. Cela se répète 3 jours de suite. 

La 1ére étape a démarré très fort : 34 kms, dont 15 de traversée de Dunes, les plus hautes du Maroc, 400 m de haut, couleur ocre. Magnifiques ! Mais dures ! mais magnifiques …

J’arrive 2h avant la fermeture du check point d’arrivée complétement lessivé.

25 abandons (et tous les jours, ce sera environ le même nombre), 30 coureurs arrivés hors temps (finalement repêchés).Je me dis que je vais faire l’impasse sur le chrono - comme d’hab -, et que mon seul objectif sera de tenir et de finir les étapes.

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2éme étape : 41 Kms. Du sable, encore et toujours du sable, des cailloux, un col à franchir, de la roche. Parcours toujours aussi exigeant. La chaleur est terrible. Cela monte jusqu’à 45° en pleine journée. Les meilleurs (dont vous feriez partie, vous les Etoiles filantes du 8éme) arrivent au bivouac en début d’après-midi, et ne profitent pas du bronzage. Pour ma part, j’en profite jusqu’à fin d’après-midi, c’est cool ! Mais ça chauffe dur.

Tiens, les ampoules commencent à apparaitre, ce qui est le cas de pratiquement tous les coureurs. On a beau avoir des guêtres, cousues, collées, le sable rentre dans les baskets.

 

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Le soir, à l’arrivée de l’étape, la queue pour se faire soigner …


3éme étape : 38 Kms. Des Dunes à perte de vue, on passe sur les crêtes, c’est grandiose. Un djebel à franchir, ah, mais on ne m’avait pas tout dit …il y a aussi de l’escalade au MDS !

 

Aujourd’hui, la chaleur est encore + suffocante. Je trottine, « je marche seul », comme dirait Goldman. Il y a des moments où j’ai des Etoiles dans les yeux, et où la tête tourne. Trop d’efforts, trop chaud, j’ai beau boire 8 à 10 litres d’eau/jour, sans oublier les pastilles de sel (super important), c’est limite.

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                                                         Djebel Foum Al Opath

Je n’avais jamais vécu une telle sensation dans une course : Jusqu’à 1 km de la ligne d’arrivée, on n’est pas sûr de pouvoir finir (je parle pour moi). Chaque jour, on passe par des hauts, des bas, des gros moments de doute, le renoncement n’est jamais loin. Etrange sensation !

 La soirée au bivouac est très calme, presque religieuse.

 Demain, c’est la grande Etape ! 82 kms non-stop. Le road book annonce un parcours varié, sablonneux, caillouteux, avec encore des cols à franchir…

Jeudi 10/04 16h

 Devant le coca, gracieusement offert par l’organisation pour récompenser les coureurs, je savoure les bulles, la fraicheur du breuvage, et surtout la fin de cette étape « double marathon », qui me rapproche de l’arrivée finale.

Le meilleur a mis 8h (Rachid El Morabiti), les derniers vont finir en 34h (heure limite) car ils se seront arrêtés pour dormir dans le désert, pour ma part, je mets … 25h.

25h intenses, de paysages grandioses, de doutes, de douleurs, de rencontres, de solidarité, de support de l’équipe médicale, d’’encouragements de tous les bénévoles, qui ont toujours un œil bienveillant pour voir si tout est ok.

Une journée entière sous la chaleur, à courir/marcher, une nuit entière sous les Etoiles (magnifique ciel étoilé !) à marcher à la frontale avec mon camarade de la tente 24 avec qui je partage cette aventure, et dès 6h le lendemain, le lever de soleil, et la ligne d’arrivée, que l’on voit tout au loin, très loin, loin …..  Quand on la voit, il reste encore 1h30 pour l’atteindre !! L’impression que des petits diables la reculent au fur et à mesure que l’on avance.

Dans les baskets, c’est la Piste aux Etoiles avec les Ampoules !!

A l’arrivée, je découvre les dégâts, que j’avais entre aperçu dans des vidéos avant course, pour d’autres concurrents. Je pensais y échapper car je pensais avoir de bons pieds.

Je passe 1h à l’infirmerie. Je vous passe les détails. Mes pieds sont devenus 2 momies.

Demain, dernière étape : 42,195 kms. Dernier marathon, de ce 29éme marathon des sables.

Je vois mal comment je vais pouvoir courir (marcher), avec la peau à vif sous les pieds.

Mais demain sera un autre jour ….

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Samedi 12/04

Hotel Hannan, bord de la piscine, Ourzazate :

Le miracle a eu lieu hier matin, j’ai pu enfiler mes chaussures, les 2 pointures de + n’étaient pas de trop. Les premiers kilomètres ont été hyper douloureux, l’impression de marcher sur des clous, et puis, au bout d’1h, le pied « se fait », la douleur passe. L’étape est très roulante, je me surprends à courir, je me sens presque bien.

Je vais aller la chercher mon Etoile, j’y suis presque ! Avec les autres coureurs, il y a une ambiance de fête. On se congratule, on se reconnait, compagnons de galère pendant 1 semaine, et on se dit quelques mots. Je reconnais le grand canadien, qui a souffert autant que moi, le groupe de japonais, que j’ai croisé et recroisé, l’australienne, toujours seule avec ses grands bâtons, …  On se dit quelques mots et on sourit.

J’ai le dos en feu à force de porter mon sac (que je ne supporte plus !!), j’ai les pieds explosés, je ressens une énorme fatigue générale, mais j’ai dans la tête un tourbillon d’Etoiles.

Le final est à quelques kilomètres. L’envie de savourer ces derniers moments. On pense aux personnes que l’on aime. Toutes les images fortes se bousculent dans la tête. Celles de la semaine écoulée :

 

  • Le 1er check point de la1ére étape, où je suis arrivé carbonisé, perclus de crampes, et où un médecin s’est occupé de moi pendant 20 mn.
  • Mon arrivée au bivouac, tard, le 2éme soir, et mes compagnons de la tente, qui m’ont préparé à manger
  • Le journaliste qui me déverse sa bouteille d’eau sur la tête et sur la nuque alors que j’étais au + mal en haut d’une dune
  • Le Coca, acheté (interdit) sous le manteau à un gosse marocain, pendant la longue étape, et partagé avec Paolo l’Italien, qui en rêvait autant que moi
  • Tous les moments de solidarité, de fraternité, avec l’ensemble des coureurs, des bénévoles, des médecins, des contrôleurs ….

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                                                              Arrivée

Je passe la ligne d’arrivée. Je pleurs. C’est con, mais c’est ainsi. Je suis en larmes dans les bras du Directeur de Course, en lui disant à l’oreille, que sa course est trop dure.

La fin de journée est magique : Médaille, photos. Concert à la tombée de la nuit dans le désert. Embrassades avec les autres coureurs.

C’est fini … Les moments difficiles s’estompent déjà, pour laisser place aux moments positifs. C’est la Vie …

 On ne peut pas toucher les Etoiles, mais savoir les regarder, c’est déjà être heureux

Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour impressionner les Etoiles du 8éme ??? 

Je savais que sur la piste de Faber ou dans les courses sur route, je n’avais aucune chance. Vous les gazelles, vous les Etoiles filantes, vous êtes trop forts. Seul le MDS pouvait être un terrain de jeu à ma portée

Je sais que les places au Club sont limitées. L’année prochaine, je laisserai donc ma place à une jeune (ou moins jeune) Etoile, qui sera plus assidue que moi, et qui en profitera davantage.

Vous m’avez beaucoup apporté.

Merci ! 

Marc Clément 

     

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Marathon de Boston :

« Je viens de vivre la plus belle épreuve sportive de ma vie »

Me retrouver à Boston, dans cette ville américaine aux dimensions européennes, où ça gambade de partout, des marathoniens aux étudiants, m’aura procuré une sacrée dose de frissons.

Frissons que j’espérais, et pourtant, je me suis laissé cueillir !

Il faut dire que ça fait longtemps que je nourris cette envie de courir un voire des marathons majeurs.

On en compte 6 : le célèbre NYC M, Chicago, Berlin, Londres, Tokyo (le dernier nommé), et le plus ancien de tous : Boston.

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                         Boston Strong porte ce 118e marathon, et pour moi, ça veut tout dire !


Boston, la Mecque du marathonien

Après que les malheureux événements de l’an passé ont endeuillé le marathon de Boston, j’ai de suite voulu m’y inscrire. J’ai été, comme nous tous, très touché par cet attentat. Un acte violent, lâche et stupide, comme tous les attentats.

Et j’ai immédiatement ressenti énormément d’empathie pour ces pauvres gens, puis j’ai été touché par l’entraide, la force, la détermination ; cette énergie des gens m’a comme sauté au visage !

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2014, je suis à Boston ! 

Après moult déboires et un sacré combat (aka ma préparation depuis le début !), j’y suis enfin.

Voir des coureurs débouler dans tous les sens, de tous les pays, tous plutôt affûtés -ou au moins aguerris à la pratique du running puisque si on est là, c’est que l’on a couru en 2013 avec des temps qualifants -, ça me grise à fond.

Et puis voir une ville aussi dynamique me donne une pêche d’enfer.

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C’est parti pour la course avant la course : la remise des dossards, l’expo avec les copains (AL : 80000 visiteurs ont-ils dit en commentaires, ça laisse rêveur hein ?), l’ambiance extraordinaire dans la ville, puis le lieu de départ, l’attente.

 Avant la course

Je me lève, enfin en pleine forme, après une assez bonne récup qui semble me faire oublier le jet lag. Petit porridge de rigueur, préparation, tout le toutim !

Avec mon pote Weimar, on file dans le métro pour aller au bus qui nous conduit dans la pampa, sur le lieu du départ. L’ambiance est relax, tout le monde se parle, j’adore. 

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Sur le site autour du départ, un grand parc, tout est super organisé.

Du café chaud, des barres énergétiques, tout est méga prévu. Y compris de quoi s’allonger dans l’herbe pour patienter sans prendre froid.
Blabla à droite à gauche, je croise Pascal Silvestre par le plus grand des hasards -on aurait voulu se rencarder que nous n’aurions pas réussi !- et on file enfin prendre place dans les vagues (AL : tu as encore été dans l’eau ?!?). Je quitte Weimar en lui souhaitant bonne course.

Vague 1, corral 1

Me retrouver si bien placé vu mon niveau du moment, je sens que je vais passer ma matinée a me faire doubler…

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Mais quel bonheur de voir l’élite femme puis homme passer par un petit corridor juste devant nous pour se positionner. Ils savent faire le show les Ricains, y’a pas à dire.

Je suis enfin sur la ligne de départ, moi, là, à Boston, c’est pas dingue ? Vraiment c’est magique.

Go pour un marathon hardcore

Pas possible de m’échauffer, enfin si, il y aurait eu moyen mais je ne le fais pas. Erreur. Le départ est lancé dans une belle descente de 800 m, et mes cuisses prennent direct des coups. Je n’ai pas, vu mon entraînement chaotique, la foulée légère. J’ai plus des cuisses de cycliste que de runner actuellement (AL : et pas que ‘actuellement’ en fait !).

Au bout de 2 km, oui 2 km !, je commence déjà à sentir des tensions, voire des coups de couteaux dans mes quadris. C’est quoi ce bordel, me dis-je ? Comment je vais tenir si dès le 2e kil,  je suis limite crampe ?

Questions pour un champion (titre de AL, ndlr !)

Je me demande pourquoi toutes les 30″.

Les lignes droites d’hier ? Le Compex trop fort ? La descente à froid sur des cuisses peu enclines à supporter les chocs ? Le manque d’entraînement spécifique course à pied ? Trop de vélo ? Les shoes choisies trop récemment ?

Stop les questions mon coco, il te reste 40 bornes à faire. Maintenant faut gérer avec ce paramètre : courir sans te prendre de crampe, et accepter d’avoir mal aux cuisses jusque l’arrivée.

Le pire c’est que je me sens frais, la fréquence cardiaque reste basse. Va falloir booster le mental.

AL : Pendant ce temps, je stresse de ne pas le savoir parti,car le tracking ne fonctionne pas. Et je me questionne aussi: a-t-il franchi la ligne de départ ? Ont -ils remarqué qu’il portait des chaussures bizarres? A-t-il oublié sa puce? Voire a-t-il eu une crise cardiaque le vieux vétéran ?

Moi, je cours pourtant.

Pas un long fleuve tranquille, Marielle

Je m’évade avec les encouragements incessants. Les spectateurs forment une densité incroyable ! Entre 5 et 10 rangs tout du long.

Mais diable, que de descentes… Ce n’est vraiment pas le parcours idéal pour un éclopé du bitume. Je pars sur le profil descendant du début de course autour des 4′ au kilo. Me freiner ? J’essaie, mais ce n’est guère mieux. Et puis je sais aussi qu’à mi-course, ça monte, bien souvent.

Allez hop ! Pour me porter, je regarde à droite, à gauche, c’est fou. Les gens vivent ça de manière incroyable. C’est au-delà de ce que j’avais imaginé. C’est notre Tour de France à nous, amateurs passionnés du marathon. À vivre encore et encore… mais quel parcours difficile. Je sais comment m’entraîner pour les prochains, je peux vous le dire ! (AL : ???)

Le fameux collège…

Les supportrices du « College » (= fac) se tiennent sur le bord de la route. Une légende car on dit qu’elles veulent embrasser le plus de coureurs possible. Je file sur la droite et tape les mains de centaines de jeunes femmes, folles des marathoniens ! Pas d’arrêt, c’est que je suis en couple :-D. La vraie raison, mais chuuut, c’est que j’évite les arrêts brutaux étant « bordeline-crampesman » today.

AL : M’en fous de ta raison, tant que tu t’arrêtes pas, ça me va !

Mile 17

On attaque la série des 3 côtes, dont la fameuse Heartbreak Hill. Bon, j’ai la caisse, je les passe plutôt bien. Enfin un moment où je double des coureurs d’ailleurs ! Il n’y a pas trop besoin de lever les genoux ici, alors que les descentes qui suivent sont une cata.
Je ralentis de plus en plus.

Je me dis qu’il faut que je fasse sous les 3 heures, c’est le challenge que je me fixe, en bon compétiteur !

Et puis je pense à tous ces entraînements à la piscinesur le HomeTrainer, à vous qui me suivez, à mes potes que je vais retrouver à l’arrivée, et ça me donne la patate de continuer.

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                                   Meb Keflezighi attend JC, perplexe !

 Boston, here I am!

On arrive dans les faubourgs de Boston, je vais le faire, faut pas que je m’arrête. Je vois des coureurs la socquette légère, je les envie, moi qui n’ai plus DU TOUT une foulée de runner !

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Les deux derniers kilomètres se révèlent terribles, j’ai de plus en plus de mal à lever les jambes, une fin de marathon classique + le reste en ce qui me concerne. Mes pieds chauffent beaucoup. Mon aponévrosite roupille, mais quand elle va se réveiller, je sais que je vais prendre cher.

 Le public est incroyable, in-croy-able, il hurle !

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Je vois la ligne, je sais que je ferai moins de 3 heures.

L’émotion me gagne

Voilà les larmes… Mes pensées se tournent vers les gens que j’aime.

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 Emotions, joie, douleurs, gestion de l’effort, partage avec les gens, souvenirs à jamais, et je me dis tout de même : putain que c’est bon le sport !

Maintenant, je le sais, je veux revenir, pour l’ambiance, pour prendre une revanche, en forme et avec ma supporter n°1 dans mes bagages  !

 de JC à AL : Je veux que tu connaisses ça un jour  

Je viens de vivre la plus belle épreuve sportive de ma vie. 

Jean-Christophe 


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